Stillness Under Painted Ceilings

Calme sous les plafonds peints

Nous étions brûlés par le soleil et à moitié délirants, perchés sur le toit d'un entrepôt oublié, quand nous l'avons aperçu. Une flèche gothique qui découpe l'horizon. Fenêtres condamnées. Une silhouette de foi, abandonnée et érodée.

La curiosité a pris le dessus. Comme des papillons de nuit attirés par une lumière déclinante, nous avons traversé des rues délabrées et des clôtures brisées. Ce qui se dressait devant nous n'était pas simplement une église. C'était une cathédrale hantée.

Les bancs avaient disparu depuis longtemps. L'autel réduit en ruines. L'eau s'infiltrait par toutes les fissures, alimentant la rouille et la pourriture. Et pourtant, le silence résonnait plus fort que n'importe quel chœur.

Le plafond restait inflexible. Peint à la main. Orné. Le vitrail brisé, mais fier. Et dans l'ombre de tout cela, un orgue attendait.

Massif. Silencieux. Ses touches d'ivoire déformées par le temps. Sa voix étouffée par la poussière et les mains des vandales. Certains arrêts ont été arrachés. D'autres qui pendent, comme des dents arrachées.

Nous avons feuilleté des recueils de cantiques restés intacts pendant des décennies. Cendres de la musique. Mémoire prisonnière d'une harmonie à quatre voix.

Cet endroit ne survivra pas à un autre hiver. On peut le sentir dans les murs. Dans le moule. Dans le chagrin de chaque détail qui s'estompe.

Nous ne sommes pas venus pour le sauver.
Nous sommes venus pour nous souvenir.

Archiver l'absence.
Pour marquer l'heure à laquelle elle s'efface.
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