Écoles
Ces écoles abandonnées se dressent comme des monuments silencieux à des routines oubliées et à des avenirs inachevés. Les salles de classe, jadis emplies de voix, de rires et de discipline, sont désormais plongées dans le silence, leurs tableaux noirs délavés et leurs pupitres figés dans le temps. La peinture écaillée, les fenêtres brisées et les cahiers éparpillés évoquent un sentiment de perte – non seulement celle des bâtiments, mais aussi celle des générations qui les ont fréquentés. L'éducation, jadis promesse de progrès, persiste ici comme un écho, nous rappelant la fragilité des institutions lorsque les communautés s'effritent, que les priorités changent ou que le temps, tout simplement, s'écoule. Ces lieux sont imprégnés d'un silence pesant, où l'apprentissage s'est brutalement interrompu et où les souvenirs demeurent suspendus.